Libérée.

Libérée.
Perdu dans l'immensité de l'humanité,
La Belle s'en est allée.
Elle a tout abandonné pour avalé ces quelques cachets.
Elle était désespérée,
Désormais, elle est libérée.

# Posté le jeudi 30 mars 2006 09:26

La Bête

La Bête
Noyé par la vérité,
Rattrapé par son passé,
Le masque est tombé.
Lorsque la Belle s'est suicidée,
La Bête a tout avoué.

# Posté le jeudi 30 mars 2006 09:28

Modifié le lundi 16 juillet 2007 13:02

Paisible Nuit (chapitre 1)

Paisible Nuit (chapitre 1)
Avant toute chose, je tiens à signaler que c'est une pure fiction. Les personnages sont totalement inventé et l'histoire aussi.
Maintenant que c'est dit: Bonne lecture.

Paisible Nuit
.







CHAPITRE 1




Contrairement
à ceux qui écrivent leur vie pour le plaisir, pour se donner bonne conscience; moi, j'écris par nécessité. Je n'ai pas la prétention d'être lue, j'ai juste l'espoir que par ces mots, je serais enfin libre.
Co
ntrairement à ceux qui parlent de moments lointains; moi, je vais parler de ma vie présente telle que je la conçois dans l'instant, pour m'empêcher d'oublier.
Manière brut
ale de commencer? Non, juste nécessaire. C'est un passage obligé. Je ne compte pas tourner autour du pot.
Je suis
directe parce que ce soir, j'ai la force d'écrire. Mais, peut-être que demain, mon courage m'aura fait défaut.

Faut-il s'attendre au pire?
S
e serait un mensonge de dire oui, parce que le pire ne m'est pas arrivé. Mais se serait mentir de dire non, parce que le pire, je l'ai frôlé.
Certains dir
ont que je l'ai mérité, que ce qui m'est arrivé était entièrement ma faute, que je n'aurais pas du boire autant... Personnellement, c'est-ce que je pense. Si j'avais été sobre rien ne se serait produit et alors je n'aurais pas eu besoin d'écrire tout ça pour me soulager, pour m'apaiser.



Les premiers symptômes de ma connerie?
-la culpabilité:

Combien de fois me
suis-je dis que tout était de ma faute?
Combien de fois
ai-je pleuré en sachant que si j'avais su m'arrêter, que si j'avais voulu m'arrêter rien de tout cela ne se serait produit.
-le dégo
ût:
Je ne peux plus
me regarder dans le miroir sans y voir une traînée
Je ne
peux plus, je ne veux plus être regardée parce que je sais, je sens que ça recommencera peut-être.
-la peur:
Je n
e dors plus parce que j'ai peur de m'endormir et de voir son visage.
Je ne d
ors plus parce que j'ai peur de me réveiller un matin et de le voir.
Malgré
les kilomètres qui nous séparent, j'ai peur. Il me suffit de penser à lui et je me met à paniquer. J'entends sa voix, je vois ses yeux, je sens ses mains posées sur ma peau... Alors je tremble, alors je pleure...

Troi
s symptômes qui me pourrissent la vie. Et je sais que d'où il est, il doit sourire en pensant à moi. Je ne peux rien contre lui et ça l'amuse. Ça l'excite.
Je n
e peux rien faire car je suis la seule responsable. Je n'ai pas dis non. Je n'ai pas dis non parce que je ne savais pas ce que je faisais, je ne me rendais pas compte. Mais ce n'est pas une raison de me disculper. J'aurais du dire NON malgré tout. Mais les regrets n'y changeront rien.
Ce qu'il y a de
plus frustrant c'est que je ne me rappel de rien... de pratiquement rien. Des bribes d'images me reviennent lorsque je ne m'y attends pas.
J'aurais tout d
onné pour oublié, mais la vie est faite ainsi. Les miracles ne se produisent que pour ceux qui en valent la peine; Et je ne fais pas partie de ces gens là... plus maintenant en tout cas.
C'es
t pour cela que je n'oublierais jamais et que je nourrirais une haine encore violente pour lui.


J'ai de moins en
moins le courage de continuer à écrire parce que je sais qu'il me faudra bientôt, peut-être, raconter ce dont je me souviens.
J'ai te
llement honte de ce que j'ai fais... A chaque fois que j'y pense, que j'essaie de décrire, d'écrire, je me bloque et j'ai envie de vomir.
Ça pourrait en
faire sourire beaucoup, ça pourrait humilié ma famille si quelque un devait lire ce « journal intime »... Je me trouve toujours des excuses. Personne ne lira, personne ne rira, c'est une évidence. Mais je n'arrive pas à me résoudre à tout dire, c'est trop dure.


Ava
nt je me souciais tellement peu de ce que les gens pensaient, mais maintenant, je ne pense qu'à ça. J'imagine leur réaction, j'imagine leurs regards...
Mes amis n'y prendraient pas au sérieux, ma famille me considérerait comme une traînée et les autres me regarderaient comme une « pouilleuse », une garce.
Quant à LUI, lui i
l ne me laissera plus tranquille.
Ça p
ourrait très bien se passer comme ça. Et je ne veux pas. Alors je préfère passer sous silence cette connerie qui a marqué ma vie. Je suis la seule responsable et je dois assumer mes actes. C'est ce que mes parents m'ont toujours appris.
Donc, je ne
dirais rien, je n'écrirais rien... Sauf ici, dans mon journal. Je veux pouvoir mettre des mots sur ce que je ressens, je veux pouvoir analyser et comprendre.


C'est sûre
ment terrible ce que je vais dire, mais j'aurais tellement voulu que ça arrive à quelque un d'autre, à une autre que moi. Juste à cause de ces pensées, je mérite de pourrir en Enfer. C'est d'ailleurs ce qui m'attend, j'en suis persuadée. Les filles comme moi ne méritent que ça.
En fait.
.. C'est triste à dire, mais je suis pressée de mourir. Belle façon d'assumer ses actes, hein?!


Je viens de me r
endre compte à l'instant que j'avais tout perdu ce soir là.
Il m'a tout pris
: mon corps, mon âme, ma dignité. Il a tout pris sans rien me laisser.
Et je
crois que c'est ce qui me fais le plus mal. J'ai perdu ce qui faisais de moi un être à part à entière. Sans corps, sans âme, sans dignité qui suis-je? Que me reste-t-il à part le droit de pleurer?
Je ne pleure p
as ce qu'il m'a fait, mais ce que j'ai perdu.
Tous mes rê
ves se sont envolés lorsqu'il m'a touché. Il a détruit toutes mes espérances
Dieu lui-même n'arrive pas à me consoler, moi qui avait tellement foi en lui...
Joshua m'a tout
volé, tout même ma foi.
Je n'arrive pl
us à aimer Dieu, comme je le devrais, je n'arrive plus à croire en lui comme il le faudrait. Je me dis que s'il avait existé, il aurait empêcher tout cela. Et quand bien même il existait, pourquoi m'avoir fais subir ça?
Étais-je
destinée à l'Enfer?
Si l'Enfer est mon
destin alors autant m'en aller sur le champ. Autant en finir immédiatement.
Cette nuit, je ne pense qu'à ça, je ne vois que ça... Je me suis créée un scénario...
Moi, all
ongée sur mon lit, baignant dans une marre de sang, le poignets ouverts, la bouche béante, la peau tristement pâle...
Voilà où j'en su
is. J'ai oublié ma foie, ma religion lorsqu'il m'a touché. J'ai oublié tout ce qu'on m'a appris, tout ce que Dieu m'a apporté pour ça... Pour en finir.. Parce qu'un homme, un connard a décidé de me faire souffrir.
Parce qu'un con
nard a décidé de me détruire...
Il y e
st bien arrivé n'est-ce pas? Il suffit de me regarder. Je me suis mise à boire, à me faire du mal lorsque mes souvenirs m'assaillent, comme ce soir, lorsqu'il m'envoi un message pour me rappeler que c'est lui qui décide...

Il y
a tant d'images, tant de sensations... Et cette persistante angoisse qui me réveille la nuit, ou qui m'empêche de dormir.
Je me vois c
achée derrière une église, je me vois dans la voiture... Et je le vois lui. Je vois son visage, je vois son sourire, je sens ses mains, je sens son odeur... Et ça me donne envie de vomir.
J'e
ssaye de lui dire non... Mais rien ne se passe, il ne m'entend pas... Personne ne m'entend parce q'en réalité, j ne fais que penser très fort, je ne dis rien. J'ai seulement eu le temps de penser durant ces minutes interminables
Pourquoi faisait-il ça? N'étais-je pas sa cousine? Ce n'était pas moral.
Est
-ce qu'il me touchait vraiment? Est-ce que c'était réellement lui? Mon esprit ne me jouait-il pas un mauvais tour?
J'ai eu le temps de me poser des questions, mais je n'ai pas réussis à dire non, je n'ai pas eu le courage de l'en empêcher.
Donc, OUI
, tout est de ma faute. Tout! Je n'ai pas le droit de me plaindre, je n'ai pas le droit de m'apitoyer sur mon sort.

# Posté le vendredi 28 avril 2006 11:34

Lutte...

Lutte...
Grâce à Dieu,
J'
ai enfin ouvert les yeux,
Malgré mes soucis,
Je dois aimer la vie.
Je ne dois pas baisser les bras,
J
e dois croire en moi.
Je me suis relevée
Et je ne compte plus tout arrêter.
Je veux vivre,
J
e veux survivre,
Et
te prouvé
Qu
e je n'ai pas abandonné.
Et non... tu n'as pas encore gagné.

# Posté le vendredi 28 avril 2006 11:39

Lettre à un connard...

Cette nuit, j'ai fais un rêve.
C'est la p
remière fois que je rêve de lui de cette manière.
Avant
je ne dormais pas et ça m'énervait. Maintenant, je dors et ça me terrifie.
Je ne
veux plus faire ce genre de cauchemard. Ca me semblait tellement réel...

Je reçois un message, c'est lui qui me dit qu'il vient me voir pour les vacances d'été. Il ne vient pas seul, mais il vient et c'est déjà trop. Je suis alors partagée entre la joie de revoir ma cousine e le peur de le retrouver LUI.
C'est l
a peur qui me domine. Je me dis que ça ne peut pas être possible, que c'est un mauvais rêve, que je vais bientôt me réveillé.... Mais je ne me réveil pas et il est là, face à moi.
L'avion à d
eux heures de retard. On est tous épuisé. Ils veulent dormir. Alors ils décident:
Tania dormira sur le matelas dans la chambre de ma soeur. Megan, dormira sur le canapé. Et lui... joshua... Il dormira dans mon lit.
"Il
y a suffisemment de place pour deux": c'est ce que pense Megan.
LUI
, il sourit.
J
e m'allonge le plus loin possible de lui. Mais le lit semble rétrécir et finalement, il est contre moi. Je ferme les yeux très fort... tellement fort... J'ai peur, je respire vite, mon coeur bat à tout rompre.
Je susi
allongée sur le dos, totalement nue. Il me caresse.
J'a
i envie de vomir, j'ai envie de crier, j'ai besoin de pleurer...
Je
ne comprend plsu rien. Je suis sur lui. Je veux dire non. Mais je reste muette...


Tout au long
du rêve, je ne voulais qu'une chose: me réveiller. Mais ce n'est que lorsque j'y ai vraiment cru, lorsque je m'étais persuadée qu'il ne s'agissait pas d'un rêve que j'ai ouvert les yeux. J'ai voulu pleurer, mais mon stock delarmes était épuisé. Je me susi blottit dans les couvertures et j'ai attendu que mon angoisse se dissipe.

Et s'il ven
ait réelement ici...
Et s'i
l recommençait encore et encore...
Il sai
t que j'ai trop peur de lui pour dire quoi que se soit. Il sait qu'il me terrifie... Il l'a su dès le début, c'est pour ça qu'il m'a choisis.
Il me
domine et il aime ça...

Je
m'étais toujours dis que ça ne pouvait pas m'arriver. C'était impossible.
Mais ça
n'arrive pas qu'aux autres...

C'est trist
e à dire, mais c'est ue tare de famille.

Mina, ma cous
ine, a subit la même chose.
Caroline,
ma cousine, a subit la même chose.
Megan, ma
soeur, a subit la même chose. Mais elle, elle a eu la chance de ne pas connaitre son agresseur. Pusique contrairement aux autres, contrairement à moi, ele n'avait pas de lien biologique aec ce connard.

Regardez autour de vous. Ca n'arrive pas qu'aux autres. Votre amie, votre voisine, votre soeur, peut-être, a subit la même chose.
Elle est plus distante qu'avant? Elle semble constament dans les nuages? Elle a un regard totalement différent?

Un
conseil, si vous êtiez confronté à ce problème, ne dites pas "la pauvre". Quoi qu'il arrive, elle se sentira toujours responsable alors votre pitié elle n'en a pas besoin.
Ne di
tes pas non plus "je plaind sa famille" parce que qou qu'il arrive, la famille est la dernière au courant. C'est tellement plus facile de parler à inconnu...
Et par
pitié, ne dites surtout pas: "à sa place, j'aurais..."
M
ettez-vous à sa place, mettez-vous à ma place...

C'est la première fois depuis 11 ans que vous revoyez votre famille. Vos parents, vos oncles, vos tantes... Tout le monde est là, tout le monde est heureux...
Vous vo
us voyez dire: "Papa, le fils de ta soeur m'a violé..."
Vous vous vo
yez dire: "Maman, le fils de ta belle soeur m'a violé..."
Vous auriez détruis une famille déjà él
oignée par les kilomètres?
Vous auriez détruis une famille dont l'équilibre était déjà fragile?


Se taire, o
ublier et vivre avec. Trois règles qu'on apprend dans ce genre de situations.
Et
la quatrième règle, c'est lutter contre cette irresistible envie de vous ouvrir les veines pour faire sortir cette horreur, ce corps étranger qui coule dans vos veines. Luttez contre cete poussée d'adrénaline qui vous pousserait à vous jeter devant ce camion qui roule beaucoup trop vite...

Vosu v
ous couchez le soir en espérant que jamais vous ne vous réveillerez... Et finalement, les jours s'enchainent avec ce dégout qui ne cesse de croitre. Le dégout de vous, le dégout de tout...
V
ous devenez agressif, vous êtes de plus en plus disatnt...
Vous êtes fataliste.
F
inalement, vous vous détruisez petit à petit. Votre colère vous ronge entièrement et un jour, lorsque l'occasion se présentera, c'est une balle dans le crâne qu'on vous retrouvera avec une lettre posée à côté de vous. Immaculée de sang, on ne parviendra à lire que quelques mots:
"Tu y est parvenu..."
On se demandera alors à
qui était destiné ces mots, ce qu'ils pouvaient signifié...

Vous voulez savoir
ce qu'ils veulent dire?
Ils
veulent tout simplmeent dire qu'il a réussi, qu'il est parvenu à vous détruire...
à me détruire.
Joshua réj
ouis-toi, tu m'as dominé, tu m'as humilié et finalement tu m'as tué.
Tu penses peu
t-êre que j'ai oublié... Tu crois que cette nuit dans la voiture j'ai oublié... Tu crois que ce soir là, je ne me rapel pas... Tu te trompes.

Et je veux te dire
une chose: Dieu seul peut te juger. Ettu seras jugés comme il se doit. Non pas pour ce que tu m'as fais, mais pour ce que tu as fais subir à toutes les aures...


FIN

# Posté le vendredi 28 avril 2006 12:15